Mystérieuse
formation d'une longévité qui n'a d'égale que sa confidentialité,
MORDOR est un combo helvétique de Funeral Doom, fondé en 1990 EV sur les
ruines du groupe de Black Metal ARÖG.
MORDOR compte parmi les plus obscurs et les plus hermétiques groupes du genre, lequel peut être sommairement défini comme combinant les aspects sonores du Doom/Death Metal extrême, lent et extrêmement lourd, et de l'Industriel martial et symphonique à la LAIBACH, le tout enveloppé dans une atmosphère ténébreuse oppressante, sépulcrale et grandiose.
La musique n'étant envisagée par MORDOR que comme le support d'un concept mystico-métaphysique beaucoup plus approfondi que chez la plupart des autres formations de Funeral Doom, l'interview qui suit, à défaut de paraître accessible à tout le monde, favorisera un meilleur aperçu de leurs conceptions chez les lecteurs avertis, pour ne pas dire "initiés". Les connaisseurs pourront notamment y relever d'insistantes références aux oeuvres de l'Italien Julius Evola et du Français René Guénon, même s'il y est aussi fait allusion aux Templiers, à la comtesse Bathory, aux mythologies, ainsi bien sûr qu'à
l'oeuvre de J.R.R. Tolkien. Aventurons-nous donc plus avant dans ce Mordor...
MORDOR compte parmi les plus obscurs et les plus hermétiques groupes du genre, lequel peut être sommairement défini comme combinant les aspects sonores du Doom/Death Metal extrême, lent et extrêmement lourd, et de l'Industriel martial et symphonique à la LAIBACH, le tout enveloppé dans une atmosphère ténébreuse oppressante, sépulcrale et grandiose.
La musique n'étant envisagée par MORDOR que comme le support d'un concept mystico-métaphysique beaucoup plus approfondi que chez la plupart des autres formations de Funeral Doom, l'interview qui suit, à défaut de paraître accessible à tout le monde, favorisera un meilleur aperçu de leurs conceptions chez les lecteurs avertis, pour ne pas dire "initiés". Les connaisseurs pourront notamment y relever d'insistantes références aux oeuvres de l'Italien Julius Evola et du Français René Guénon, même s'il y est aussi fait allusion aux Templiers, à la comtesse Bathory, aux mythologies, ainsi bien sûr qu'à
l'oeuvre de J.R.R. Tolkien. Aventurons-nous donc plus avant dans ce Mordor...
Entretien avec Scorh Anyroth
Propos recueillis par Hanns Wehrwolf
pour le numéro 2 du fanzine Requiem gothique
Propos recueillis par Hanns Wehrwolf
pour le numéro 2 du fanzine Requiem gothique
en août 1995 (Era Vulgaris)
Hanns
: Hail à toi, Scorh. MORDOR semble de toute évidence se rattacher à la
scène dite "Funeral Doom", et au Metal sombre en général. Comment
définirais-tu votre style actuel, et comment expliquerais-tu l'évolution
de votre musique ?
Scorh
Anyroth : Nos racines musicales proviennent effectivement en grande
partie de ce qui a été appelé Black Metal, un dérivé extrémiste du
Metal dont l'image, à défaut d'une doctrine, était au moins aussi
importante que la musique elle-même. Si la base de cette musique était
une version plus "sale" du Metal, très vite certains groupes plus
expérimentaux comme CELTIC FROST ont commencé à y incorporer des
instrume,ts issus de la musique classique. La découverte de groupes
comme LAIBACH et FOETUS, précédés des SWANS et de GODFLESH, n'a fait que
confirmer qu'il était possible de créer une synthèse entre le Metal et
d'autres genres afin d'arriver à un style réellement sombre, à même
d'exprimer la complexité des éléments que nous voulions évoquer par la
musique. Si nous devions définir notre style, nous estimerions que le
mot "DARK" serait le plus approprié. Mais il nous semble impropre de
parler d' "évolution", idée moderne trop souvent rattachée au "progrès",
alors que chacune de nos réalisation est un moyen différent d'essayer
de cerner le principe ultime de toute chose. Sur le plan de la forme,
s'il peut sembler y avoir "progression" (structures plus complexes,
meilleure production etc), le fond, lui, est toujours le même : utiliser
la musique pour atteindre l'inconditionné, en évoquant différents
chemins pouvant y mener.
H
: Le Mordor, c'est une sorte d' enfer sur lequel règne le maléfique
Sauron, dans la mythologie de Tolkien. Pourquoi ce choix pour le nom du
groupe ? Et peux-tu nous en dire plus sur les plans de sa signification
et de sa symbolique ?
S
: Même si son oeuvre est sans doute un classique de l' Heroic Fantasy,
il ne faut pas oublier que Tolkien était un grand spécialiste du
folklore anglo-saxon, lui-même étant de souche nordique. de notre côté,
si nous avons choisi le nom "Mordor" provenant de la trilogie "Le
Seigneur des Anneaux", c'est que sa signification (le pays des ténèbres)
a deux aspects importants : les Ténèbrent, qui symbolisent parfaitement
le Principe Originel, le non-manifesté, au-delà de la multiplicité et
de l'être, dont toute chose dépend mais dont lui-même ne dépend de rien,
et enfin l'idée d'un pays, , d'un Etat spirituel diamétralement opposé à
ceux modernes, qui au lieu d'être un appel vers l'inconditionné ne sont
plus que des gestionnaires de numéros. Dans cette optique, Sauron
symbolise le monarque universel qui doit reconquérir son royaume afin
d'ériger un nouvel ordre... et sa tour l'axe du monde, axis mundi.
Quant aux anneaux, ils peuvent évoquer les différents niveaux qu'il est
nécessaire de franchir avant de parvenir à l'absolu. Evidemment, cette
interprétation nous est personnelle, et n'a pas grand-chose à voir
directement avec l'histoire contée dans le "Seigneur des Anneaux". Mais
il n'en reste pas moins que cette trilogie est une quête initiatique.
H
: Pourquoi la pochette de votre ancienne démo "Odes" reproduit-elle une
photo de cette fameuse sculpture que d'aucuns identifient au Baphomet,
lui-même lié à l'ésotérisme des Templiers ?
S: Que ce soit le Baphomet, l'Androgyne, le Rebis des hermétistes, ou
l'Ardhanârisvara hindou, il est un des symboles les plus essentiels qui
soient, celui de la non-dualité, de la réunion des principes mâle et
femelle, de la Conscience et de la Puissance, de l'Esprit et de
l'Energie, du sujet et de l'objet. il représente tout entier ce qu'est
la voie, et ce à quoi devrait au moins aspirer, à défaut de le réaliser,
tout homme qui serait véritablement "normal". Les Templiers sont
d'autre part pour nous un modèle en ce qui concerne l'organisation d'une
société régulière, où tous ses différents aspects, qu'ils soient
artistiques, économiques ou autres, sont soumis au spirituel. En tant
qu' Ordre de moines guerriers, ils représentaient l'union originelle
entre autorité spirituelle et pouvoir temporel, contemplation et action.
ce qui ne les empêchait pas d'avoir un système économique plus efficace
que celui moderne... simplement il y avait une juste hiérarchie entre
les différents domaines de l'activité humaine. notons d'autre part que
l'intervention du roi Philippe le Bel devait précipiter la fin de la
monarchie, et préparer la révolution bourgeoise, donc l'avènement des
sociétés modernes matérialistes. Mais les Templiers resteront l'exemple
de ce que le christianisme a pu avoir de meilleur, en ayant été rectifié
par des contacts avec l'islam ésotérique, ainsi que par l'intégration
d'éléments "païens".
H
: La comtesse Bathory et son château de Csejthe, à commencer par le
titre même de votre demo/album portant ce nom, semblent avoir inspiré
plusieurs de vos compositions. Parle-nous un peu de ce personnage...
S
: Erzsébet Bathory nous a effectivement fascinés par son histoire, sa
quête d'une éternelle beauté, sa noblesse, ainsi que par son dégoût de
l'existence ordinaire. Mais elle est surtout un symbole extrêmement
fort, celui de la féminité abyssale et destructrice. Parmi les deux
archétypes fondamentaux de la femme, l'homme ordinaire ainsi que la
femme ordinaire privilégient celui de la Mère, de Déméter, dont la
fonction essentielle est l'enfantement.Mais il existe également celui de
l'Amante, d'Aphrodite, que malgré les apparences peu d'hommes et de
femmes réalisent sous sa vraie forme, (même inconscient, le besoin
d'enfanter se retrouve chez la plupart des femmes aux moeurs dites
"légères"; si pour les hommes l'enfantement ne les concerne guère, , ils
en restent généralement au niveau strictement physique, sans cerner la
dimension "subtile"), parce qu'il implique quelque chose de "magique",
d' "énergétique". Sous son aspect extrême, cet archétype devient
Perséphone, Durgâ, le féminin se complaisant dans le sang et la mort, la
destruction. Il s'agit là de la substance antérieure à toute forme , de
la violence de la Nature dans son élémentalité, , que la plupart des
hommes craignent secrètement. La pulsion du désir, de l'amour, est aussi
celle de la mort...
Erzsébet Bathory, elle, contrairement à la
plupart des femmes qui ignorent tout des potentialités que leur offre
la Nature, n'a pas craint de suivre cette voie lunaire, même si elle a
du en payer le prix. dans le cadre du chemin que nous parcourons, , axé
principalement sur la Main Gauche, elle représente un équivalent de
Kâlî. De plus, son côté nettement aristocratique, même dans un Moyen-Âge
déjà décadent, est loin de nous déplaire, bien au contraire...Enfin, si
les vampires existent à leur façon réellement, , émanations du monde
subtil, le mythe du vampirisme sous sa forme courante est pour nous une
représentation qui nous touche beaucoup : l'accès à l'immortalité, même
s'il faut la comprendre dans un sens non physique, le couple
prédateur/proie, l'absorption du sang, tout cela peut être pour le moins
significatif.
H
: lors de vos concerts, quelles réactions et quelles émotions
cherchez-vous à susciter au sein du public ? Et vous arrive-t-il de vous
produire en France ?
S : N'appréciant guère
l'ambiance usuelle des concerts, qui conviennent bien aux sociétés de
masse de notre époque, nous n'en donnons pas. Il y eut une exception
cette année, où dans le cadre de notre collaboration avec Incense, nous
avons joué à Limoges avec TROM et PROTON BURST dans les souterrains
d'une galerie d'art, avec des installation d'art contemporain incluant
ossement, charniers etc. Nous ne cherchons pas particulièrement à
susciter des émotions au sein du public, ni à nous extérioriser en
montant sur une scène. notre but n'est ni individualiste ni collectif,
mais impersonnel. jouer en ce lieu, c'était rendre hommage à la
Puissance du Temps Transcendant, donc en apparence délibérémlent
sectaire, mais en vérité ouvert sur l'absolu, que très peu de personnes
peuvent appréhender, ne serait-ce qu'intellectuellement. . Alors tant
mieux si certains, après notre passage, ont pu saisir quelque chose du
silence; le reste n'a en fait guère d'importance.
H : Entretenez-vous des contacts et des rapports amicaux avec d'autres groupes ?
S
: Nous avons un certain nombre de contacts avec des groupe Black Metal
ou autres, mais le seul que nous recontrons de temps en temps, c'est
TROM, et en général plus pour parler de ce qu'il y a derrière la musique
que pour elle-même.
sur un autre plan, nous entretenons une amitié
avec les gens d' Incense (et donc avec ASHES TO ASHES), basée non
seulement sur des points de vue convergents sur la situation de notre
époque aionsi que sur la contrepartie nécessaire, mais également sur la
nécessité d'un cheminement. certaines situations, liées à des états de
fatigue intense, ont permis déjà d'éprouver que la vraie connaissance
n'est pas seulement théorique, mais essentiellement réalisation.
H : quels sont vos centres d'intérêt et vos activités, en dehors de MORDOR ?
S
: Il faut bien comprendre que la musique n'est qu'un des domaines liés à
MORDOR, même si certains peuvent trouver cela prétentieux. MORDOR est
avant tout une vision globale du monde dépendant directement de la
sphère spirituelle, et régissant tous les autres domaines devant lui
être naturellement subordonnés, qu'ils soient artistiques, politiques,
sociaux ou autres. Il n'y a donc pas de séparation entre ces centres
d'intérêt et MORDOR, la musique constituant un excellent moyen de
relater ce qui la dépasse. Pour le reste, en ce qui concerne le domaine
des contingences de ce monde propre aux individualités formant MORDOR, ,
il n'est pas intéressant de les mentionner ici. seule la doctrine est
importante, non les personnes et leurs avatars quotidiens qui la
diffusent.
H: Projetez-vous la réalisation d'un album CD ?
S
: A ce jour, notre premier CD est déjà sorti, et consiste en la
réédition de notre première démo "Odes", sortie en 1990.Cette
réalisation inclut la face B de la cassette "Csejthe / Odes" + le
morceau de 25 minutes qui n'avait pu y trouver place.
"csejthe",
additionné de deux morceaux, devrait être disponible très prochainement
en CD. il y aura également un troisième CD de transition pour la fin
1995 ou le début 1996, mais rien n'est encore défini précisément.
H : Comptez-vous élargir votre distribution en France ?
S
: Nous ne fonctionnons guère sur le principe de la recherche du succès à
tout prix, et n'essayons pas de bâtir une stratégie en ce sens, ce qui
peut expliquer notre statut de groupe culte à défaut d'être très connu.
notre but premier et inaltérable est de vouloir nous relier à ce qui est
plus qu'humain. Maintenant si, par hasard, notre musique peut atteindre
une certaine ampleur quantitative, , nous ne le renierons pas, car
c'est un moyen à défaut de diffuser nos idées de rappeler que depuis
la fin du Moyen-Âge, les civilisations occidentales (et malheureusement
une partie de celles orientales) se sont enlisées dans le matérialisme,
et que des systèmes absurdes érigés en absolu sont présentés comme la
vérité.
H : quels sont vos goûts ert influences littéraires, musicaux et artistiques ?
S
: Pour ce qui est des livres, il ne s'agit pas ici de "littérature".
Disons que l'oeuvre de Julius Evola et de René Guénon nous a donné en
quelque sorte une seconde naissance sans laquelle la vie n'est rien,
celle de l'esprit. elle nous a permis de nous retrouver dans le
fonctionnement de spiritualités mal comprises et des déviations propres
à notre époque, avec les sociétés dites "démocratiques" se disant
"laïques", ce qui ne signifie rien d'autre qu' "ignorantes", ainsi que
l'aspect subversif de la science, philosophie, psychanalyse, qui ne
sont que des connaissances i,complètes. La Weltanschauung mordorienne
est très imprégnée de ces auteurs, mais aussi d'autres comme Mircéa
Eliade, Alain Daniélou, Platon, Plotin ainsi que différents ouvrages
traditionnels etc jouent une influence non négligeable. Pour ce qui
est de la littérature, en excluant Gustav Meyrink et certains auteurs du
domaine fantastique (HP Lovecraft, Robert E Howard, Bram Stoker qui fit
partie de la Golden Dawn etc), nous n'avons guère le temps de nous y
intéresser, l'ésotérisme étant bien plus important.
Sur le plan
musical, à part le Black/Death/Doom Metal, l'Industriel, le Gothique,
l'Electronique façon WHITEHOUSE, certaines formes ethniques, nous
apprécions beaucoup la musique classique, spécialement Stravinsky,
Rachmaninov, Prokoviev, ainsi que le classique contemporain. Les arts
anciens, spécialement tantriques, nous attirent également ainsi que
Bosch et, pour notre époque, Giger. certaines formes de l'art
contemporain méritent aussi une attention, même s'il est évident qu'à
notre époque, , l'art lui-même n'a plus de lien avec le supra-personnel.
H : Comment peut-on résumer vos conceptions et croyances quant à l'évolution et au devenir de notre monde et de l'humanité ?
S
: Il serait trop long de développer en détails ici une véritable
analyse de l'histoire de l'humanité, même moderne. Pour ceux intéressés,
la meilleure solution consiste à consulter les ouvrages suivants : Révolte contre le monde moderne de Julius Evola, La crise du monde moderne ainsi que Le règne de la quantité et autres signes des temps de René Guénon. Sur un plan plus profane, un philosophe comme Nietzsche a su voir lui aussi la venue du "dernier homme".
S'il
fallait esquisser un résumé de l'action qui a permis le triomphe de
nos sociétés actuelles, il faut d'abord rappeler que la conception
moderne du temps avec un déroulement linéaire ne peut être compatible
avec la doctrine des cycles qui donne au temps une qualité. A des
époques différentes correspondent des niveaux différents, avec un degré
plus ou moins grand de "solidification", c'est-à-dire d'éloignement du
Principe. L'Âge de Fer auquel nous appartenons est loin de constituer ce
"sommet" que quelques esprits pétris d'illusions continuent de voir
dans les civilisations à caractère technologique. Bien au contraire, à
la place de ce "progrès" dont on nous rebattait tant les oreilles, il
est nécessaire de faire intervenir la notion de décadence., l'homme
n'étant plus capable de voir que le monde des sens. Historiquement, le
Moyen-Âge constitue un arrêt dans le processus d'involution générale en
Occident, qui n'échappera malheureusement pas à la soi-disant
"renaissance", à l'humanisme et aux tendances libérales qui, en voulant
privilégier la "liberté"puis la Raison, allait définitivement couper
l'homme de ses véritables racines. La Révolution bourgeoise de 1789
allait préparer le triomphe du matérialisme, , et avec
l'industrialisation donner naissance aux sociétés actuelles, ayant pour
caractéristique la dictature de l'économie, le triomphe de la masse,
sans parler de la dégradation quasi-générale de tous les domaines de
l'activité humaine. Individualisme et collectivisme sont en fin de
compte étroitement liés. Mais l'impersonnel est désormais quelque chose
de trop élevé pour que l'être humain puisse même y aspirer. Alors que la
seule justification au fait de vivre est de chercher l'accomplissement,
la réalisation de sa véritable nature suprapersonnelle, la majorité des
"bovidés" peuplant les cités ne pensent plus qu'à se distraire, à avoir
le ventre plein et à s'oublier de multiples manières. dans cet
environnement délétère, les rares gens ayant conscience de l'absurdité
sans nom dans laquelle vivent la majorité de leurs contemporains sont
pris pour des marginaux, alors même que la majorité de ceux qui se
veulent "rebelles" témoignent qu'ils sont foncièrement issus du même
moule que ceux contre lesquels ils luttent. A ceci, il ne reste qu'une
solution, la fin du cycle. Que ce soit par la guerre, la maladie, la
misère ou par intervention surnaturelle, il est temps que le ménage
soit fait. . Que l'homme se décide s'il veut être du monde de la nature,
des animaux ou celui de l'esprit, des dieux, ou plus simplement qu'une
juste hiérarchie unisse ces deux sphères.
H
: Eh bien merci, Scorh, d'avoir pris le temps de répondre à mes
questions. As-tu des projets à annoncer, ou quelque chose à ajouter pour
conclure cet entretien ?
S : Les projets ne
manqueraient pas : nous aimerions beaucoup sortir un livret résumant les
conceptions dont nous nous inspirons, afin de compléter l'aspect
musical. Mais ceci demanderait trop de temp pour que nous puissions le
réaliser à court terme.
Sinon, il nous semble évident que le monde
actuel se précipite joyeusement vers l'abîme, insouciant et toujours en
quête de "prospérité, de bien-être matériel, de nouvelles façons de
s'amuser. L'instruction obligatoire et les médias ont réussi le plus
grand lavage de cerveaux que même les régimes totalitaires n'ont pu
réaliser, car chez eux il était plus ou moins avoué. Ainsi de nos jours,
parler seulement d'une société entière tournée vers le spirituel
amènera inévitablement les mots "anachronique", "insensé", "dépassé".
Mais c'est oublier que certaines choses sont intemporelles : le Principe
n'a pas besoin de l'humain pour se manifester, alors que l'humain, lui,
peut ignorer sa vraie nature, continuer à s'agiter et mener sa
misérable vie. Les cimetières sont pleins de gens indispensables...
DISCOGRAPHIE
. "Odes" Demo / CD (1990)
. "Csejthe" Demo / CD (1992)
. "Les Armées de Sauron" Picture disc vinyl 7" (1994
. "Odes" Demo / CD (1990)
. "Csejthe" Demo / CD (1992)
. "Les Armées de Sauron" Picture disc vinyl 7" (1994
VIDEOS
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