mercredi 1 mai 2019

STIGMATA - Dark One [CHRONIQUE]

STIGMATA
Dark One

CD Digipack
Autoproduction
2018


Originaire de Paris mais aujourd'hui basé dans les environs de Toulon, STIGMATA est le projet d'un seul homme, en l'occurrence David Aboucaya, par ailleurs cinéaste indépendant.  Il ne s'agit toutefois pas d'un nouveau venu, puisque le groupe a connu une première phase d'existence entre 1989 et 1993, avant de renaître de ses cendres à partir de 2011. Son premier album autoproduit, Dark One, a vu le jour en novembre 2018, sous la forme d'un CD Digipack.

Au menu, pas moins de 17 compositions d'une Darkwave de très bonne facture,  et dont  les accents Electro-Industriels et popisants qui marquent plus ou moins fortement certains morceaux
comptent au nombre des plus marquantes caractéristiques. Je retiens tout particulièrement de l'ensemble un côté langoureux et feutré, lequel me rappelle un peu la Noisy Pop de JESUS AND MARY CHAIN, période de l'abum Automatic (1989).



Au risque de surprendre, j'ajouterai que la chanson Dig me up tonight, qui a fait l'objet d'un clip vidéo, me fait irrésistiblement penser au son et au style du morceau Strange Fruit de SLAUGHTER AND THE DOGS, présent sur Shocking, un album atytpique et méconnu pondu par le mythique combo britannique en 1991. Mais ces rapprochements n'engagent bien évidemment que moi, étant pour le moins improbable, j'en suis bien conscient, que ces références aient vraiment exercé une quelconque influence sur la musique de STIGMATA.

En revanche, en ce qui concerne les influences réelles et pleinement assumées de David, celles-ci s'inscrivent dans un registre Darkwave, Gothic Rock, Batcave et Indus old school de premier choix. On y retrouve notamment les incontournables SISTERS OF MERCY et FIELDS OF THE NEPHILIM, mais aussi CHRISTIAN DEATH, BAUHAUS, ALIEN SEX FIEND, CLAN OF XYMOX, DEATH IN JUNE, NEON JUDGEMENT, PEACE LOVE AND PITBULLS, SKINNY PUPPY...
Bref, autant de noms en disent long sur ses véritables sources d'inspiration, et qui devraient à eux seuls suffire à piquer la curiosité des connaisseurs.

De si bons goûts ne peuvent qu'augurer d'intéressantes créations, pour peu qu'il ne s'agisse pas seulement d'un vulgaire plagiat des grands classiques. En la matière, l'exercice peut s'avérer périlleux, car les risques sont grands de verser dans la copie sans âme ni personnalité. Mais avec Dark One, qui parvient à combiner de façon tout à fait convaincante
ses sources anciennes et des sonorités plus actuelles, STIGMATA relève le défi haut la main, et parvient dès le premier jet de sa nouvelle mouture à donner un bon aperçu de sa valeur comme de son potentiel créatif.

Je l'avoue et le confesse, en vieux con blasé et un peu revenu de tout, bien rares sont les groupes goths ou Darkwave d'aujourd'hui qui parviennent à susciter chez moi autre chose que de l'indifférence ou de l'ennui, tant cette scène me semble péricliter et tourner en rond depuis plus de vingt ans. Mais il arrive quelquefois que certains sortent du lot, et me surprennent agréablement... STIGMATA, à mon sens, est de ceux-ci. Entre Darkwave et EBM aux doux relents d'années 80, entre vieux Gothic Rock, Electro-Indus et Pop assombrie, il y a là, je pense, matière à épancher la soif de nouveautés des amateurs de ces genres comme des nostalgiques de la grande époque.  A découvrir, donc. Et à soutenir concrètement en achetant le disque, si cette musique vous "parle".


Hans Cany






Note : 7/10

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CD Digipack disponible
via la page Facebook officielle :
STIGMATA - Dark One [CD]


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TRACKLIST

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EXTRAITS


"Dig me up tonight"


"Remission"



"Black Soul"



"Never"


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