samedi 17 février 2018

MONADS : IVIIV [CHRONIQUE]

MONADS
IVIIV

CD Digipack

Aesthetic Death
2017


 La monade, en termes métaphysiques comme philosophiques, renvoie à la notion d'unité, ou plutôt d'unicité primordiale. C'est l'Un dont procède le Tout, se déclinant en de multiples entités dont l'essence fondamentale reste cependant la même, puisque toutes issues d'une source commune. L'infiniment grand façonne l'infiniment petit, tandis que l'infiniment petit détermine l'infiniment grand... Paradoxe apparent de la complémentarité. Le concept sied plutôt bien à ce disque, et plus généralement à la musique pratiquée par cette formation belge, caractérisée par une
certaine homogénéité dans le son qui n'exclut cependant pas la diversité dans ses compositions.    

 Faisant suite à "Intellectus Ludicat Veritatem", une démo sortie en 2011 - et rééditée en 2012 sous forme de CD Digipack par le label italien Ordo MCM - qui avait su en son temps se faire remarquer et bénéficier d'un accueil favorable dans les milieux acquis à ce style, voici donc venir fin 2017 le tout premier album officiel des MONADS, par la grâce d'Aesthetic Death Records.

 Citant parmi ses influences majeures diverses références plus ou moins renommées, parmi lesquelles on pourra mentionner entre autres ESOTERIC, EVOKEN, KATATONIA, SATURNUS, WORSHIP ou bien encore ANATHEMA, le groupe nous délivre donc ici, en toute logique, quatre longs morceaux, s'étalant sur 50 minutes, d'un Funeral Doom-Death Metal de bonne facture, dont la lenteur plombée du tempo et l'atmosphère de grisaille sonore, expression d'une profonde mélancolie qui fait littéralement partir l'esprit à la dérive, n'ont d'égales que la puissance de sonorités métalliques d'une lourdeur extrême, accompagnées des complaintes aux accents simultanément rageurs et désabusés de vocaux gutturaux.

 Si l'ensemble ne brille pas particulièrement par son originalité ni par l'audace de ses innovations - et ne révolutionnera donc évidemment pas le style - , il n'en constitue pas moins une oeuvre de qualité qui en respecte scrupuleusement tous les codes essentiels, faisant ainsi de "IVIIV" un premier opus tout aussi estimable que recommandable. Avec MONADS, la petite nation européenne qu'est la Belgique peut une nouvelle fois s'enorgueillir d'abriter des artistes musicaux au talent insoupçonné, qui n'attendent pour obtenir la reconnaissance internationale qu'ils méritent que l'opportunité d'être signés chez un label perspicace et sérieux. Ce qui est ici chose faite.
Hans Cany  


 
Note : 6/10

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TRACKLIST

1. Leviathan as My Lament 11:13
2. Your Wounds Were My Temple 10:20
3. To a Bloodstained Shore 13:07
4. The Despair of an Aeon 15:48

 
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"Leviathan as my Lament"


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